Voyage des Judoka à Tokyo !

le départ

Mercredi 17 avril à 13h nous serons dans l’avion pour 18h de voyage dont 14h d’avion. Après une escale en chine nous arriverons jeudi à Tokyo à l’aéroport de Narita. Direction le quartier Asakusa pour rejoindre notre hôtel. merci à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet.

Jeudi 18 avril, Arrivée sur tokyo

Après 20h de voyage et 7h de décalage horaire, nous sommes bien arrivés à 18h à l’hôtel kahosan dans le quartier d’asakusa. Après avoir pris possession de nos chambres nous avons visité le quartier et nous avons fait notre premier repas japonais ; Ramen, tamura, gyosa,….,et pleins d’autres plats excellents. Demain nous irons visiter kamaKura et son festival traditionnel.

vendredi 19, à KAMAKURA

Kamakura ▪-> Tori    ▪-> Forêt de bambou      ▪-> photos de groupe

1er temple

Au début de la journée, nous sommes partis à Kamakura pour visiter la forêt de bambous qui se trouve en haut d’une colline avant d’accéder à la forêt. On y voit un  cimetière traditionnel japonais. Ensuite, nous avons payé 200 Yen pour pouvoir visiter un magnifique jardin rempli de bambous d’environ dix mètres de haut. Nous avons pris de bonnes photos de groupe et sommes rentrés à Kamakura. Nous avons acheté de la nourriture à emporter dans une supérette.

Temple du renard (forêt de sasuke) :

La première chose remarquable du temple est l’entrée bordée de drapeaux rouges, probablement faisant référence à l’esprit du renard. Il y a aussi les arcs stéréotypés des temples japonais qui frôlent nos têtes au dessus de chaque marche de l’entrée. C’est vraiment une introduction exceptionnelle de la visite. Après l’entrée, une barrière bloque la voie vers les escaliers qui mènent directement au cœur du temple. On a dû prendre un chemin secondaire situé à gauche. La forêt est quasiment pimentée de petites figurines de renards, qui recouvrent tous les coins autour du passage : notamment à l’intérieur et autour de petites maquettes du temple de renard.

La plupart des figurines sont facilement visibles aux visiteurs, puis d’autres, pour les personnes plus exploratrices, cachées derrière des rochers ou dans des crevasses d’arbre ou dans des trous dans le sol, camouflées par les plantes autour. Puis, arrivés au centre du temple, on se sent comme dans la capitale du pays où habitent les figurines de renard. Le temple et les alentours du temple sont tellement remplis de figurines en porcelaine qu’on a presque oublié d’admirer le temple lui-même. C’est incroyable. Chaque centimètre où l’on pouvait poser des figurines, on l’a fait. Au final, c’est l’effort collectif du peuple japonais qui a abouti à la création d’un tel monument. L’entrée est chaleureuse, la forêt presque magique, la quantité de figurines comparable à la population indienne, et le temple qui avec son ambiance sereine nous amène dans un univers fantastique. Vraiment génial, le temple du renard!

Great Bouddha :

On ne peux pas rater l’entrée de tôri,  littéralement immense. Nous avons pris des photos géniales et avons rencontré un Japonais qui a voulu prendre des photos de nous avec le grand bouda en arrière plan. Nous avons aussi pris des photos avec des collegiens tokyoites. Ce fut une rencontre étonnante. Derrière le grand Bouddha, se trouvait une porte qui menait à un grand jardin magnifique. Ah ! J’oubliais de préciser qu’à l’entrée nous pouvions nous purifier les mains.

Plage

A la fin de la journée nous sommes partis à la plage pour nous dégourdir les jambes et passer un moment agréable entre amis ; après une longue et intense journée de marche.

Samedi 20, entrainement au LIF

Ce matin est particulier, c’est l’affrontement avec les Japonais. Nous allons dans un établissement international français à Tokyo. On y entre, on va au vestiaire, on se change, on se lance dans les tatamis. C’est là que notre enseignement débute. Notre cours commence par une démonstration du judo japonais fait par les sensei (professeurs). On forme un cercle qui recouvre la totalité du tatami puis on voit deux professeurs judokas au centre prêts à nous faire un show. Au début, nous voyons qu’ils font des mouvements qui ressemblent à du kung-fu et du tai-chi. On a des sueurs froides car on ne sait même pas ce qu’ils font. Et ensuite, l’un des sensei ayant fait la démonstration nous dit à voix haute « it is a Japanese joke !!! ». Et là tout le monde rit. Après cette blague les deux sensei se regardent avec détermination, c’est là que l’ambiance bascule. Cette démonstration est intimidante, en effet leurs mouvements sont à la fois rapides, puissants et d’une extrême précision. De plus le tatami tremble au moment de la chute. On se regarde tous, impressionnés.

Après cette superbe prestation, on commence à faire les projections. Ce qui nous déstabilise ce sont leurs projections totalement différentes et surtout difficiles mais malgré cela, les judokas japonais nous encouragent en disant « fight » avec un accent prononcé. S’en suivent des « uchikomi » (répétitions de mouvements), une bonne majorité a peur des ceintures noires avec leurs gabarits imposants. Mais cette fois-ci, on les réussit brièvement. 

Ensuite, on début les nagekomi (répétitions de mouvements puis une chute à la fin) qui est similaire à ce qu’on pratique en France. Puis les sensei nous montrent un moyen de parer puis contrer une technique (c’est uchi-mata). Après cette leçon, le moment fatidique s’entame, c’est l’heure des combats. Le stress est visible sur nos visage et on trépigne d’impatience. On choisit nos adversaires, on les salue, et là le combat s’engage. Les premières choses qu’on remarque sont les prises des « kumikata » (la manière de poser les mains sur les kimono) qui sont complètements différentes de chez nous. En effet, on a l’habitude de poser nos main au col mais ici les mains se posent au revers de plus leurs gardes sont robustes. Ici la couleur de la ceinture n’a aucune importance, on sent la différence de niveau par leurs déplacements, leur force, leur rapidité d’exécution des techniques qu’ils utilisent. Après le stress, l’euphorie et l’extase prennent place et tout s’enchaîne rapidement, on voit même le temps défiler. Les combats se terminent, on prend beaucoup de photos avec eux et c’est là que nous découvrons que ce sont des collégiens, nous sommes complètement stupéfaits  !!!

Après beaucoup d’efforts, on déjeune ensemble, on prend encore des photos avec eux, on leurs offre des cadeaux qui font référence à la France et on discute malgré la barrière de la langue. Puis nous terminons cette visite sur un super match de football qui oppose les Japonais et les Français. De retour à l’hôtel, nous faisons nos commande des ceintures et des kimono made in Japan.

Dimanche 21 avril, ueno et akigabar

Matinée

À 9h, notre petite troupe de judokas a entamé une petite promenade dans le parc d’Ueno . Nous avons découvert, avec étonnement pour certains, le vêtement traditionnel du Japon lors des parades. Il est composé d’un kimono (très court), et d’un fundoshi( un genre de boxer rentrant dans les fesses * rires *) et de tabis ( des chaussettes fendues) pour les hommes et pareil pour les femmes mais avec un pantalon en guise de bas . Ce qui m’a le plus plu dans leur tenue était certainement les inscriptions écrites en kanji sur leur dos .

Le parc d’Ueno est sublime avec de la verdure à perte de vue et des cerisiers encore un peu fleuris. Nous nous sommes arrêtés près d’une fontaine et dans deux temples et enfin nous avons longé une rivière. Pour terminer la visite, nous avons traversé une rue piétonne regorgeant de stands de nourriture. Le moment que j’ai vraiment adoré est certainement celui où l’on a pu voir une vallée recouverte d’azalées ? roses, violettes et rouges dans le parc d’Ueno. C’était magnifique, on aurait dit un feu d’artifice. Nous avons fini par un petit footing d’Ueno à notre hôtel. 

Après-midi

Après un temps libre d’une heure afin de nous reposer, nous reprenons nos visites cette fois-ci à Akihabara de 16h à 18h. Dans les rues de ce grand quartier, nous  découvrons une autre vision du monde mangakesque . Nous avons été étonnés de voir un quartier entièrement dédié aux mangas . Étant fan de cette culture, j’ai réalisé un de mes rêves les plus fous ( même si c’était beaucoup trop court à mon goût )en visitant et en faisant mes achats comme une otaku( fan de manga et d’animés ) ! Certains d’entre nous ont profité de ce passage pour emporter des souvenirs, notamment des figurines, tandis que d’autres ont preféré goûter aux sucreries japonaises . À 18h45, nous nous rendons en direction de l’hôtel, des images plein la tête après une belle journée passée tous ensemble.

Lundi 22 Entrainement lycée

Grasse matinée

En vue d’un gros entraînement aussi bien pour les judokas débutants que les judokas confirmés, les professeurs nous ont offert une belle grasse matinée. C’était magique de pouvoir rester dans son lit jusqu’à 10h! Certains d’entre nous en ont profité pour se faire un bon petit déjeuner, d’autres ont préfèré faire quelques achats . En bref, c’était un début de journée conviviale et reposant !

Après-midi

À 13h, nous nous sommes réunis pour aller nous entraîner avec des japonais . Le groupe des débutants s’est dirigé vers l’ensemble scolaire Kaijo alors que le groupe des confirmés s’est dirigée vers le lycée Kokukichan. Étant dans le groupe des débutants, je me suis entraînée avec les etudiants de Kaijo . L’entraînement a débuté par des séries de renforcements musculaires puis par des étirements et enfin par des enchaînements de gymnastiques ( que d’ailleurs la plupart d’entre nous n’ont pas réussi à faire *rires * ) . La tension s’est mise à monter et les combats au sol ont commencé . Un pur bonheur ! Jamais je ne m’étais autant éclatée sur des combats. La tension était à son comble, les combats debout ont débuté avec à sa suite une avalanche de chutes. Nous avons terminé l’entraînement heureux . D’après les propos de mes camarades confirmés, l’entraînement fut beaucoup plus intense pour eux (2h de combat en y ajoutant étirements, renforcements musculaires,ushikomis et nagekomis). Malgré leur bon judo, notre petite troupe a plié face à celui des japonais plus traditionnel et plus efficace . Ils en ressortent des leçons en tête et plus motivés que jamais. Le groupe élite est parti au lycée kokuchikan, un des plus forts de Tokyo. «Ouaaaahhhhh c était chaud !! »  Les Japonais et les Français, c’est pas la même chose : techniquement et physiquement, ils sont très au dessus de nous. Le début était vraiment impressionnant : on a découvert un dojo magnifique et immense.

La première rencontre avec les Japonais était assez intrigante du fait qu’ils nous observaient. On a ressenti une certaine pression. Lorsque l’entraînement a débuté nous en avons profité, ce n’était que du bon temps : on a échangé avec eux, ils nous ont expliqué comment la séance allait se dérouler, on a même ri ensemble. Dans un second temps, nous sommes rapidement passés aux choses sérieuses dès lors que les « Uchi Komi » ont commencé. Sans oublier que nous nous sommes échauffés avant tout et leur façon de le faire est très particulière puisqu’on a l’impression qu’ils chantent. La cadence était intense et nous en avons fait beaucoup.

Nous nous sommes regroupés autour du Sensei, et à notre grande surprise il s’est mis à réprimander certains de ses élèves à cause de leur comportement, (leur kimonos étaient défaits). Les Japonais sont assez stricts et suivent de près leurs élèves. Ensuite on a continué avec des « Nage-Komi » aussi difficiles.

Mardi 23 musée d’edo et kodokan

Aujourd’hui nous sommes allés au Edo Museum. L’exposition consistait à découvrir le monde japonais à l’époque d’Edo. Le début l’exposition présentait l’Ère Meji. Au fur à mesure elle se rapprochait de notre époque moderne : c’est incroyable de voir comment était les villages de l’époque au Japon! Aujourd’hui, en decouvrant Tokyo, on a du mal à imaginer que les villages étaient comme ça. Nous avons aussi découvert leurs moyens de transports maritimes et terrestres. Cela a été très intéressant pour tout le monde.

Dans l’après-midi nous sommes allés au Kodokan la maison mère du judo. Le cadre était impressionnant : aucun bruit, pas de rigolades, kimono bien mis etc… Il y avait plusieurs sensei (maîtres judoka), contrairement à hier au lycée. Cela nous a permis d’avoir des conseils et de voir l’expérience qu’ont les maîtres dans le pays. Nous avons pu faire des combats avec plusieurs d’entre eux et l’un d’eux nous a fait un cours particulier. Malheureusement Ines se blesse à la cheville. Petite entorse mais par prudence nous avons préféré appeler l’ambulance. Rien de cassé, juste une entorse. Nous avons pu voir l’efficacité du service médicale. Tout va bien pour Inès. 

Mercredi 23 l’ile d’odaiba et le onsen

Aujourd’hui, nous nous sommes rendus au Oedo Onsen Monogatari. Ce sont les bains traditionnels japonais, il y en a des froids, des chauds, à l’intérieur et à l’extérieur. On peut même se faire masser ! À côté des bains chauds, il y avait une sorte de mini village avec des boutiques et des restaurants. C’était vraiment beau. Dans le complexe, on devait se mettre en kimono, que l’on nous prêtait à l’accueil et que l’on choisissait. Au début, on a tous eu un peu peur d’aller se baigner avec les autres, sachant qu’il fallait être complètement nu devant des inconnus, mais aussi devant nos amis. On ne connaissait pas les bains, mais après quelques minutes dedans on s’y est faits et ça nous a fait du bien après tous ces jours intenses de marche et de sport. Nous en sommes ressortis tout propres et reposés. Après s’être baignés, on pouvait se reposer dans des salles traditionnelles ou dans une autre remplie de fauteuils et de télévisions.

Plus tard dans la soirée, nous sommes allés dans le centre commercial Aqua city où nous avons pu jouer aux jeux d’arcade. A la sortie, il y a eu des perdants mais aussi beaucoup de gagnants avec des peluches. Certain en ont aussi profité pour découvrir le centre commercial : dans la mode, les japonais sont en avance.

Jeudi 25 : visite shibuya et shinjuku

Visite  de Shibuya 

Aujourd’hui, départ de l’hôtel à 8h45 pour visiter le quartier de Shibuya. C’est un quartier qui contient d’énormes bâtiments et beaucoup de rues piétonnes, ce qui nous a permis de réaliser, pour ceux, qui le voulaient des achats. Nous nous sommes rendus dans un immense centre commercial le « Tokyu Hands » qui s’étend sur plusieurs étages. Aux alentours de 12h nous avons eu une pause déjeuner, d’environ une heure, pendant laquelle nous nous sommes séparés en petits groupes. Nous nous sommes retrouvés à 13h, afin de continuer les visites. 

En début d’après-midi, nous sommes allés dans le quartier de Shinjuku, où nous avons eu de nouveau quarante minutes de temps libre, pour réaliser des achats personnels et visiter nous-mêmes la ville. Nous avons pu visiter une rue piétonne où de nombreux étudiants japonais se baladaient. Après avoir fait quelques  achats nous sommes partis visiter le temple Meiji. Nous avons pu observer un mariage traditionnel. Juste à côté du temple un espace est attribué  pour les visiteurs souhaitant faire des vœux ou des souhaits. Sur chaque table, se trouve une boîte contenant une feuille et des enveloppes. Les vœux ou souhaits proposés étaient d’être heureux, être en bonne santé, la réussite scolaire ou professionnelle.

Pour ma part j’ai écrit les vœux de base puis mis de l’argent dans l’enveloppe pour ensuite la mettre dans l’urne. Puis nous sommes allés à Shinjuku où nous avons eu deux heures de temps libre dans un quartier spécialisé dans l’électronique. Ensuite nous avons marché pour aller dans une rue fréquentée par des jeunes où plusieurs personnes ont pu acheter des souvenirs. Le soir nous avons visité un autre quartier de Shinjuku et joué dans une salle d’arcade. Nous avons emprunté une rue dans laquelle il y avait de minuscules bars qui ne pouvaient accepter que quatre ou cinq clients. Cette journée a été active parce que nous avons beaucoup marché.

Vendredi 26 ambassade et entrainement

Aujourd’hui, départ de l’hôtel à 9h00. Notre petit groupe s’est rendu à l’Ambassade française de Tokyo, afin de rencontrer Monsieur  Samuel Ducroquet, attaché olympique de l’ambassade de France au Japon. Il nous a raconté son parcours professionnel. Il a suscité en nous certaines envies notamment celles de peut-être prendre sa place . Après cette présentation, nous avons eu une échange avec lui, basé sur des questions-réponses, ce qui nous a permis d’en apprendre un peu plus sur la diplomatie. Nous avons également évoqué les Jeux Olympiques de 2020 et les moyens mis en place pour son déroulement. Cette rencontre m’a beaucoup plu, car je ne connaissais absolument pas le métier de diplomate et encore moins celui de diplomate en rapport avec le sport, cela m’a aussi fait réaliser à quel point j’aimais le sport que je pratiquais, le judo. Ensuite, nous avons eu une pause de trente minutes pour déjeuner avant d’aller nous entraîner au collège/lycée de Kaijo. 

5 randori au sol et 13 debout. Une belle rencontre avec les élèves de Kaijo.

Samedi 27, randonnée au mont nokogiri

Aujourd’hui, le 27 avril, le groupe Japon s’est rendu au mont Nokogiri, afin d’y visiter son parc naturel ainsi que la plus grande statue de Buddha au Japon, taillée à même la pierre. Pour nous y rendre, il nous a fallu prendre une ligne de metro et 3 lignes ferriovières (trois heures de trajet). Durant cette première partie de trajet, nous avons pu voir différents types de paysages, tels que des paysages littoraux, portuaires ainsi que ruraux dans lesquels nous avons pu voir de gigantesques rizières.

Après un trajet d’un peu plus de trois heures, nous avons déjeuné, puis nous nous sommes rendus à pied jusqu’à l’entrée du parc, afin d’y prendre un téléphérique, qui nous à permis de voir l’intégrité du parc, depuis un point de vue invraisemblable. Par la suite nous avons commencé notre visite du parc sous la pluie . Nous sommes allés  au point culminant du Mont Nokogiri , d’où nous sommes descendus pour observer une fresque de Buddha taillée à même la montagne puis voir une représentation de Buddha la plus grande du Japon taillée dans la montagne (31m).

Malgré le fait que nous avons atteint le sommet grâce a un téléphérique, la descente de la montagne s’est effectuée à pied. En effet, en voulant visiter des sites en plus basse altitude, nous nous sommes perdus et nous avons fini la visite à pied. Cette mésaventure nous a malgré tout permis d’apprécier la nature de la montagne à sa juste valeur et de découvrir la faune et la flore locale. De surcroit nous avons eu la chance d’être en symbiose avec la nature. Malgré la fatigue, pour nous cette journée a été très enrichissante : nous avons découvert une facette de Tokyo et du Japon inconnue jusqu’alors pour nous.

Dimanche 28 tournoi de sumo

Cette journée a commencé tôt, nous nous sommes levés à 6h30 pour un départ à 7h15 de l’hotel. Le programme de la journée était d’assister à un tournoi de sumo. Avec trois changements de métro, le trajet jusqu’au lieu du tournoi nous a pris plus de 2h30. Nous avons tout d’abord observé  l’échauffement qui consistait à effectuer quelques combats assez courts. Il nous a permis de juger et d’apprécier le niveau des affrontements des sumos. Le tournoi s’est déroulé par petits groupes. Avant le début des combats tous les sumos se sont présentés puis après le départ du groupe deux combattants  se sont rendus sur le ring. Avant le début de chaque affrontement les sumos effectuaient un rituel de purification. Tout d’abord, ils tapaient des pieds pour éloigner les esprits, puis ils lancaient du sel sur le sol de l’arène afin de le purifier. Chaque combat était impressionnant, les sumos n’utilisaient pas seulement leurs forces et leurs poids, ils utilisaient également ceux de l’adversaire pour les faire tomber ou les faire sortir de l’arène. Entre chaque groupe de sumos il y avait des intermèdes, tous différents.

Lors du premier intermède, un homme vêtu d’une tenue traditionnelle chantait afin d’annoncer la fin du combat. Lors du deuxième intermède, l’un des sumos était situé au centre de l’arène, ainsi qu’un coiffeur, qui coupait les cheveux du sumo sous les yeux de tous. On a également assisté à un combat d’ouverture sur le ton de l’humour, les deux sumos s’affrontaient tout en se chamaillant, en ayant pour unique but de nous divertir.  L’atmosphère générale était conviviale malgré le fait que ce soit une compétition, les combats étaient également plutot burlesques.

Le 29 au zen nihon au budokan

Aujourd’hui, nous sommes allés à la compétition nationale de judo du Japon, le fameux toutes catégories, unique au monde. Le budokan accueille depuis 1964, date des J.O de Tokyo toutes les grandes compétitions nationales. Il accueillera prochainement les disciplines olympiques comme le judo, le karaté … Son emplacement juste à côté du palais impérial lui donne une importance dans la culture japonaise. Cette compétition permet la qualification au championnat du monde. Pour nous y rendre nous avons pris un train durant trente minutes. Arrivé sur place nous avons retrouvé Pierre, un grand judoka qui nous a ouvert les portes des clubs et universités japonaises.

Après être placé et installé, la compétition débuta par une démonstration de kata  par des judokas de ceintures demies rouges qui sont renommés dans le monde du judo. Il y avait 42 combattants, dont un que nous connaissions grâce à notre entraînement dans son lycée. Lors des combats, nous apercevons beaucoup de personnes, dans les tribunes et énormément de lycéens, ce qui montre que ce tournoi a une importance énorme pour le judo japonais. Les combats commencent, la cérémonie de présentation est finie les premiers combats se lancent. On voit beaucoup de technique, de jambe des clés de bras. J’ai pu voir que l’arbitre mettait beaucoup de pénalités car au bout de 3 shido (pénalités) l’adversaire gagne par disqualifications. Puis les 6eme dan présentent leur kata (présentation du judo). Les combats reprennent, puis un combattant fait ses preuves en les gagnant tous. Puis arrive le combat final, qui s’est joué sur un golden score.                          

Les Jeux Olympiques 2020 se dérouleront au Japon. Le tournoi a permis de désigner le représentant du Japon  dans la catégorie de plus de cent kilos, celle de Teddy Riner, c’est pourquoi cette compétition avait  une grande importance pour les participants et une occasion peut-être unique  d’être connu du grand public.  Aaron Wolf, le vainqueur du tournoi, représentera le Japon. La compétition s’est terminée aux alentours de dix-sept heures. La victoire de M.Wolf était malgré tout attendue car, ce judoka a déjà réalisé l’exploit d’être sacré champion du monde à Budapest en 2017.

Le 1er mai dernier jour

Ce matin était différent des autres : tout d’abord car c’était notre dernier jour à Tokyo et ensuite car c’était l’anniversaire de Monsieur Andreazzoli.

Nous avons eu la chance d’avoir du temps libre jusqu’à 14h, ce qui nous a permis de bien dormir et d’aller acheter des cadeaux et des souvenirs dans le quartier d’Asakusa. À 14h nous nous avons tous rejoint l’hôtel et sommes partis en direction du palais de l’empereur du Japon. Nous avont été le voir le jour où il a abdiqué en faveur de son fils, événement unique qui ne s’est jamais produit avant.

Après cela nous sommes rentrés à Asakusa pour terminer nos valises mais aussi pour se préparer à la dernière soirée qui allait suivre. Le groupe a pu manger ensemble dans un restaurant à volonté pour cette dernière soirée, et ce fut un très bon moment. À la suite de ce repas, les professeurs avaient organisé une surprise à M Andreazoli à l’occasion de son anniversaire. Un moment émouvant pour tous car M Andreazoli ne s’y attendait pas. Nous le lui avons souhaité un par un, accompagné d’un cadeau, nous avons chanté et dansé et nous nous sommes amusés pendant ces derniers moments passés ensemble. Nous avons terminés assez tôt car le lendemain suivait le départ d’Asakusa pour l’aéroport.

Le retour a paris (2 et 3 Mai)

Aujourd’hui nous passons pour la dernière fois devant le temple meiji situé à côté de notre hôtel. C’est avec une certaine nostalgie que nous prenons le train qui nous amène à l’aéroport. Chargé de nos bagages et de nos souvenirs nous sommes prêt à quitter le japon et à faire 23h de voyage. 

Après 4h d’avion jusqu’en Chine, 7h d’escales et 12h d’avion jusqu’à Paris nous retrouvons nos familles. Le bilan de ce voyage : avec une super équipe de professeurs et un groupe au top de 22 jeunes de la troisième à la terminale, nous avons passé 15 jours magnifiques et intenses. 

En passant par des entraînements de judo de 3h sur des lycées et au kodokan, de belles rencontres avec des judokas et des senseï, des visites aux quartiers insolites de Tokyo, le mont Nokorigi, l’ambassade de France, les différents sites des JO de 2020, les bains chauds et le Joypolis de sega, le musée d’Edo, le fabuleux zen nihon ( championnat du japon toutes catégories ), le tournoi de sumo de Tokyo, être présent au palais impérial pour assister à la fin d’une ère avec l’abdication de l’empereur  du japon.

Merci à tous ceux qui ont permis ce voyage.